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De · Newsletter Access Édition du 07/09/26 · 16:57

Objet

Statistiques emailing : les chiffres encore fiables en 2026

Aperçu · Statistiques emailing 2026 : quels chiffres d'ouverture, de clic et de délivrabilité reste…

Méthode

La plupart des « taux moyens de l’emailing » qui circulent en français n’indiquent ni l’éditeur qui les a mesurés, ni le périmètre de la mesure, ni surtout l’année réelle des données. Un chiffre en particulier ment plus que les autres : le taux d’ouverture. Depuis la protection de la confidentialité d’Apple Mail (iOS 15, septembre 2021), l’image invisible qui sert à mesurer une ouverture est préchargée par un serveur intermédiaire, que le message soit lu ou non — le taux d’ouverture est donc gonflé dans une proportion qui n’est ni connue ni stable. Ce relevé, daté du 31 août 2026, indique pour chaque chiffre son éditeur, son périmètre et l’année des données, et distingue ce qui reste lisible aujourd’hui (clic, désabonnement, conversion) de ce qui ne l’est plus (ouverture).

Le tableau de référence par éditeur

Statistiques emailing : les chiffres encore fiables en 2026

Ce tableau ne se recopie pas dans un an sans nouveau relevé : chaque ligne porte l’année des données mesurées, presque jamais celle de la page qui les publie. Il sert de cadrage, pas de source à citer telle quelle au-delà de sa date de relevé — pour une vue d’ensemble des plateformes elles-mêmes, voir le comparatif des logiciels emailing.

Éditeur Taux d’ouverture Taux de clic Autres métriques Taille d’échantillon Année des données Statut / source
Mailchimp 35,63 % tous secteurs (29,81–40,04 % selon secteur) 2,62 % Désabonnement 0,22 % Campagnes ≥ 1 000 abonnés Décembre 2023 (date non visible en tête de page) Vérifié — mailchimp.com
GetResponse 39,64 % 3,25 % (3,18 % sur une autre page du même éditeur) CTOR 8,62 %, désabonnement 0,15 %, rebond 2,33 %, plainte < 0,01 % 4,4 milliards de messages 2023, sous un titre « Updated for 2024 » Vérifié — getresponse.com
Omnisend 30,22 % Automatisations : +52 % d’ouverture, +332 % de clic vs campagnes classiques > 20 Md d’emails, 27 000 marques 2025 Vérifié — omnisend.com
Brevo 21 % 3,96 % Désabonnement 0,15 %, rebond 0,51 % > 175 000 clients « Au cours de 2025 » Page bloquée au fetch — non vérifié en primaire
Klaviyo 37,93 % (e-commerce) 2,3 % (1,69 % campagnes B2C vs 5,58 % flux automatisés) Conversion 2,5 % 183 000 clients Non extractible (page en gate marketing) Année non disponible, à signaler comme telle
HubSpot 42,35 % 2,3–2,5 % CTOR 5,3 % Aucun — agrégat de tiers Page MAJ 11/04/2025, données d’années hétérogènes À ne jamais citer comme source primaire de benchmark
Campaign Monitor ≈ 21,5 % Indatable, chiffre recyclé depuis 2019-2022 À ne pas publier comme donnée actuelle

Pourquoi le taux d’ouverture n’est plus fiable

Le mécanisme est technique et daté : c’est le préchargement automatique de l’image de suivi par les clients de messagerie qui a rendu la mesure caduque à partir de 2021.

Ce que dit la réserve sur le taux d’ouverture

Le taux d’ouverture n’est plus une mesure fiable de l’attention réelle : depuis 2021, les protections de confidentialité de certaines messageries préchargent les images de suivi, ce qui comptabilise des ouvertures qui n’ont pas eu lieu. Les taux ci-dessus sont donc gonflés dans une proportion inconnue et ne sont pas comparables d’une audience à l’autre. Le taux de clic, le taux de désabonnement et la conversion restent, eux, exploitables.

Délivrance vs délivrabilité

Deux mots qu’on confond en permanence dans les comparatifs. Le taux de délivrance (delivery rate) est le rapport entre messages acceptés par le serveur destinataire et messages envoyés : il grimpe souvent à 99 % sans rien dire du dossier d’arrivée. La délivrabilité — la part qui atterrit en boîte de réception plutôt qu’en indésirables — est une donnée que personne ne peut mesurer de façon fiable depuis l’extérieur. Pour aller plus loin sur ce sujet précis, voir la page dédiée à la délivrabilité email.

Ce que dit la réserve sur la délivrabilité

Personne ne peut mesurer de l’extérieur le taux réel d’arrivée en boîte de réception : les chiffres de « délivrabilité » publiés par les plateformes sont des taux d’acceptation par le serveur destinataire, ce qui n’est pas la même chose. La délivrabilité dépend d’abord de la qualité de votre liste et de l’engagement de vos destinataires, ensuite seulement de l’outil.

Le seul chiffre de place exploitable à ce jour vient de Sinch : environ 18 % des emails n’atteignent jamais la boîte de réception, sur un périmètre de plus de 400 milliards d’emails envoyés en 2025 et un sondage de 1 200 expéditeurs (US, UK, France, Allemagne, Espagne), terrain relevé de fin septembre à début novembre 2025 (Sinch, Email Impact Report 2026, mailgun.com/email-impact-report). Un autre chiffre circule sur le même sujet, celui du rapport Validity/Everest 2025 : deux résumés du même rapport donnent des taux de placement en boîte de réception différents, 75,6 % et 83,1 %. Cette contradiction n’est pas résolue à ce jour et ce chiffre n’est donc pas publié ici.

Indicateur Valeur Périmètre Année Source
Part des emails qui n’atteignent jamais la boîte de réception ≈ 18 % > 400 Md d’emails envoyés en 2025 + sondage 1 200 expéditeurs (US/UK/FR/DE/ES) Terrain fin sept.–début nov. 2025 Sinch, Email Impact Report 2026 (mailgun.com/email-impact-report)
Parts des clients de messagerie (ouvertures) Apple 62,26 % · Gmail 27,03 % · Outlook 5,83 % · Yahoo 2,59 % > 1 Md d’ouvertures mesurées Données de juillet 2026, page MAJ 01/08/2026 Litmus Email Client Market Share (litmus.com/email-client-market-share)

Pourquoi Apple pèse autant

Si le taux d’ouverture ment autant, c’est parce qu’un client de messagerie domine les mesures : Apple représente 62,26 % des ouvertures mesurées par Litmus (données de juillet 2026, page mise à jour au 1er août 2026, sur plus d’un milliard d’ouvertures), suivi de Gmail (27,03 %), Outlook (5,83 %) et Yahoo (2,59 %). À peu près six ouvertures mesurées sur dix passent donc par un client qui précharge les images de suivi. Litmus avertit lui-même que ces parts fluctuent d’un mois sur l’autre : une extraction de mai 2026 donnait Apple à 64,66 % et Gmail à 24,11 %. Ce sont des instantanés, pas des constantes, et ils ne se recopient pas au-delà de leur date de relevé.

Le fameux « ROI de l’email »

Un chiffre revient dans presque tous les articles sur l’email marketing : un montant « gagné par euro ou livre dépensé ». Aucun des deux qui circulent le plus ne devrait se citer sans son auteur, son année et, pour l’un des deux, la mention qu’il s’agit d’une étude déclarative.

« 42,24 £ pour 1 £ dépensée » — DMA UK, Marketer Email Tracker, 2019. La même série est retombée à 35,41 £ en 2020, puis s’est stabilisée autour de 35-38 £ les années suivantes.

L’autre chiffre très cité, « 38:1 », ne vient pas de la DMA UK mais d’un sondage déclaratif de Litmus mené en août 2018 auprès de 372 marketeurs. Litmus signale lui-même un biais dans ses propres données : les marques les moins avancées déclarent un ROI plus élevé (44:1) que les plus avancées (38:1). Un troisième chiffre, « 36 € pour 1 € », n’a aucune source primaire identifiée : c’est une conversion approximative, à ne pas publier.

Chiffre cité dans le secteur Origine réelle Ce qu’il faut écrire si on le cite
« 42,24 £ pour 1 £ » DMA UK, Marketer Email Tracker 2019 Nommer DMA UK + 2019 ; préciser que la même série est retombée à 35,41 £ en 2020 puis stabilisée 35-38 £
« 38:1 » Litmus, sondage déclaratif, août 2018, 372 marketeurs interrogés Nommer Litmus + 2018 + « étude déclarative » ; signaler le biais reconnu par la source (marques peu avancées : 44:1, marques avancées : 38:1)
« 36 € pour 1 € » Aucune source primaire — conversion approximative Ne pas publier ce chiffre

Ce qu’il faut regarder à la place d’un taux d’ouverture

Trois métriques restent exploitables parce qu’elles ne dépendent pas d’une image préchargée : le taux de clic, qui suppose une action réelle du destinataire ; le taux de désabonnement, signal négatif fiable quel que soit le client de messagerie ; et la conversion, quand elle est effectivement mesurée. Ce sont ces trois chiffres qu’il vaut mieux suivre pour juger une campagne, plutôt que le taux d’ouverture affiché par défaut dans la plupart des interfaces des plateformes.

Méthode

Comment ce relevé a été constitué (31/08/2026)

Ce comparatif s’appuie sur les documentations, pages de tarifs et conditions publiées par les éditeurs, relevées le 31/08/2026. Il ne repose pas sur un test d’envoi en conditions réelles : aucun classement de délivrabilité n’est donné ici, car cette mesure n’est pas réplicable de façon honnête. Les prix et les limites des offres changent souvent : la date de relevé fait foi.

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Hélène Sertin

Relève les grilles tarifaires des outils d'emailing à la main, source par source, et les republie datées. Tient la rubrique Le Barème.

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L’état de ce relevé
RubriqueMéthode
Relevé publié le16/09/2026
Dernière vérification07/09/2026
Sources citées en fin de pageaucune — cette page ne cite aucun barème extérieur
À revérifier avant le06/12/2026
Comment ce relevé a été fait

Les montants de cette page ont été lus le 07/09/2026 sur la page de tarifs de l’éditeur lui-même, pas sur un comparatif ni sur une fiche d’annuaire. Ils sont notés hors taxes et au tarif mensuel affiché : un engagement annuel, une remise de lancement ou une négociation commerciale les font baisser, et cette page ne les connaît pas.

Un éditeur peut changer sa grille du jour au lendemain, et il le fait sans prévenir ses lecteurs. Le seul chiffre qui engage est celui affiché par l’éditeur au moment où vous signez : si l’écart avec cette page vous coûte quelque chose, c’est sa page qui fait foi, pas la nôtre.

Ce qui n’est pas mesurable ici est laissé vide plutôt que coché : une case sans réponse veut dire que nous n’avons pas pu le vérifier, pas que la fonction est absente.

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Hélène Sertin

Rédaction · Newsletter Access

Relève les grilles tarifaires des outils d'emailing à la main, source par source, et les republie datées. Tient la rubrique Le Barème.

Article publié le 16/09/2026, mis à jour le 07/09/2026.