NEWSLETTER ACCESS · NON CLASSÉ · ÉDITION DU 31/08/26
Serveur SMTP : host, port, authentification et service à choisir
Un serveur SMTP est la machine — souvent un service cloud plutôt qu’un matériel — qui reçoit un email envoyé par une application, un client mail ou un script, et le relaie vers le serveur du destinataire. Pour le brancher, il faut trois informations : un host (le nom du serveur, propre à chaque éditeur), un port (25, 587 ou 465 selon le cas d’usage) et des identifiants d’authentification (login/mot de passe ou clé API).
Page éditée par la rédaction de Newsletter Access, dernière mise à jour le 31/08/2026. Ce site est un média indépendant qui compare des services d’emailing ; il n’héberge ni ne gère lui-même de serveur SMTP.
Deux usages différents derrière le même mot
« Serveur SMTP » recouvre en réalité deux besoins distincts, et c’est la première confusion à lever avant de choisir un service :
- SMTP applicatif / transactionnel : un site, une application ou un script envoie des emails déclenchés par une action précise — confirmation de commande, réinitialisation de mot de passe, envoi de facture.
- SMTP marketing : l’envoi de campagnes à une liste de contacts, via un logiciel d’emailing (voir le comparatif des logiciels d’emailing).
Un même éditeur peut couvrir les deux usages avec la même infrastructure d’envoi — c’est le cas de plusieurs services listés plus bas dans ce guide. Cette distinction n’est pas qu’un détail de vocabulaire : elle conditionne le choix du service, car un fort volume transactionnel n’a pas les mêmes exigences de réputation d’IP qu’une campagne marketing ponctuelle envoyée à une liste.
Host, port et identifiants : ce qu’il faut pour se connecter
Pour configurer un serveur SMTP dans un client mail, un CMS ou un script, trois champs sont systématiquement demandés. Ils fonctionnent ensemble : le host indique à quelle machine se connecter, le port indique par quelle porte et avec quel niveau de chiffrement, et les identifiants prouvent au serveur que l’envoi est légitime. L’un des trois manquant, la connexion échoue.
- Le host — le nom du serveur, propre à chaque éditeur (par exemple un sous-domaine dédié). Il se relève sur la documentation officielle de l’outil choisi, jamais deviné.
- Le port — voir le tableau ci-dessous.
- Les identifiants — un couple identifiant/mot de passe ou une clé API, générés depuis le compte de l’éditeur.
Les trois ports SMTP et leur rôle
Le choix du port détermine le niveau de chiffrement de la connexion. Ces trois ports sont normés par l’IETF et ne se périment pas comme un tarif :
| Port | Rôle | Chiffrement | Norme |
|---|---|---|---|
| 25 | Relais serveur à serveur (MX à MX), sans authentification. Souvent bloqué en sortie par les FAI et les hébergeurs pour lutter contre le spam envoyé par des machines compromises. | Aucun par défaut | RFC 5321 |
| 587 | Soumission de courrier depuis un client ou une application, avec authentification. La connexion s’ouvre en clair puis monte en TLS via STARTTLS avant la transmission des identifiants. Port recommandé en premier choix. | STARTTLS (explicite) | RFC 6409, RFC 8314 |
| 465 | Soumission avec TLS implicite : le chiffrement démarre dès l’ouverture de la connexion, sans phase en clair. Longtemps qualifié à tort de « déprécié » (héritage SSL, dépréciation de 1998) ; réhabilité officiellement par la RFC 8314 en 2018. | TLS implicite | RFC 8314 |
En pratique, ces trois ports ne se choisissent pas au hasard. Le port 25 ne concerne pas l’utilisateur final d’une application ou d’un site : c’est le port qu’utilisent les serveurs de messagerie entre eux pour se relayer un message, sans authentification, et il est généralement fermé en sortie sur les hébergements mutualisés précisément pour empêcher l’envoi de spam depuis des machines compromises. Le port 587 est donc, dans l’immense majorité des cas, le premier essayé pour une application ou un script : il exige une authentification, et la connexion démarre en clair avant de monter en TLS via STARTTLS, une négociation qui reste acceptée par la quasi-totalité des fournisseurs de messagerie. Le port 465 reste un choix pertinent quand le logiciel ou la bibliothèque utilisée impose un chiffrement dès l’ouverture de la connexion, sans étape intermédiaire en clair — une exigence qui n’est plus considérée comme dépassée depuis la réhabilitation du port par la RFC 8314.
Pourquoi ne pas utiliser le SMTP de son hébergeur mutualisé
Le serveur SMTP fourni par un hébergeur mutualisé pose plusieurs limites structurelles : l’adresse IP est partagée avec d’autres clients de l’hébergeur, ce qui met la réputation d’envoi hors de son propre contrôle ; les quotas d’envoi sont souvent bas et peu documentés ; et le SPF/DKIM ne sont pas toujours correctement configurés par défaut. Avant d’activer un service d’envoi, il faut de toute façon configurer SPF, DKIM et DMARC pour son domaine — voir le mémo technique dédié à l’authentification email, qui détaille ces réglages.
Quel service SMTP choisir
Le tableau ci-dessous compare les services couramment cités pour le SMTP, sans vainqueur unique : le bon choix dépend du volume et de l’usage (transactionnel pur, marketing, ou les deux).
| Service | Catégorie | Plan gratuit SMTP | Modèle de facturation | Programme d’affiliation |
|---|---|---|---|---|
| Mailjet | ESP généraliste (marketing + transactionnel) | non relevé | non relevé | non relevé |
| Brevo | ESP généraliste | non relevé | non relevé | non relevé |
| Postmark | Spécialiste transactionnel pur | non relevé | non relevé | non relevé |
| Amazon SES | Infrastructure SMTP brute, sans interface de campagne | non relevé | non relevé | non relevé |
| SendGrid | ESP / spécialiste transactionnel | non relevé | non relevé | non relevé |
« Non relevé » : ces valeurs changent régulièrement et n’ont pas pu être vérifiées en direct sur la documentation officielle de chaque éditeur au moment de la publication de cette page. À consulter directement chez l’éditeur avant de choisir.
La fiche complète de Mailjet, avec sa grille tarifaire détaillée, vit sur la page dédiée à Mailjet — ce comparatif ne la reprend pas.
Quel service selon votre profil
- Petit site ou application qui envoie peu de transactionnel : un service au plan gratuit adapté à ce faible volume suffit largement.
- Fort volume applicatif régulier : un spécialiste transactionnel, dont la réputation d’envoi est isolée du trafic marketing, limite le risque qu’une campagne mal reçue n’affecte les emails critiques.
- Besoin mixte, marketing et transactionnel : un ESP généraliste unique évite de gérer deux comptes séparés — voir le comparatif des logiciels d’emailing.
- Profil développeur, recherche du coût minimal au volume : une brique SMTP brute, sans interface de campagne, correspond à ce besoin d’infrastructure pure.
Ce qu’on ne sait pas
Par honnêteté envers le lecteur, voici ce que cette page ne permet pas d’affirmer :
- La position actuelle de ce site sur la requête « serveur smtp » et l’identité réelle du top 10 français n’ont pas pu être vérifiées : aucun accès à un suivi de position n’était disponible au moment de la rédaction.
- La recherche menée en amont n’a interrogé qu’une requête générique en anglais, pas la SERP française précise sur « serveur smtp » — un éventuel constat de faiblesse du top 10 reste à confirmer, pas un fait établi.
- Le statut des programmes d’affiliation de Mailjet et de Brevo n’était pas connu au moment de la rédaction.
- Postmark, Amazon SES et SendGrid n’ont pas pu être documentés en détail (plans, tarifs, limites) : ces informations doivent être vérifiées directement sur la documentation officielle de chaque éditeur.
- Le nom exact du host SMTP de chaque éditeur (par exemple un sous-domaine dédié) n’a pas été relevé : il se trouve sur la documentation officielle de l’outil choisi.
- La délivrabilité réelle de chaque service n’est pas mesurable depuis l’extérieur et n’est donc jamais présentée ici comme un fait attribué à un service en particulier.
Avant d’activer un service SMTP, la configuration de SPF, DKIM et DMARC reste l’étape qui conditionne la réception effective des emails — elle est détaillée sur le mémo technique dédié.
Hélène Sertin
Rédaction · Newsletter Access
Article publié le 30/08/2026, mis à jour le 31/08/2026.